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19 février 2021

Situation des AESH en ce début d’année

PIAL, non revalorisation salariale, licenciement... Etat des lieux à la date d’anniversaire de la loi "handicap"

Le 11 février 2005, la loi « handicap » était promulguée. Elle promettait un accompagnement humain pour permettre la scolarisation des enfants en situation de handicap. 16 ans après, les personnels en première ligne pour l’inclusion scolaire que sont les AESH sont toujours méprisé·es.

Les PIAL

Depuis l’implantation et la généralisation des PIAL ( Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés) à la rentrée 2020 , les conditions de travail des accompagnants ne cessent de se dégrader. L’accompagnement mutualisé des élèves notifié.es MDPH permet à un·e AESH d’accompagner 5 élèves voire plus, dans une même classe, dans des classes différentes et /ou des établissements différents ( moyenne décidée au niveau du MEN) et pour une quotité de travail qui elle n’est pas extensible. C’est une gestion comptable de l’accompagnement qui se fait aujourd’hui, au détriment de l’humain (élèves, AESH, parents et enseignant·es), et ce malgré toute la bienveillance et l’implication de ces personnels.

Une aggravation profonde des conditions de travail qui se manifeste par des changements d’affectation du jour au lendemain, dans différents établissements scolaires éloignés les uns des autres sans compter les changements d’emploi du temps impromptus, etc.

Ce dispositif a souvent été présenté par le ministère comme une solution positive de gestion du personnel ( tous les enfants pourront bénéficier d’un accompagnement, mais moins de temps ) que dire du non remplacement des AESH actuellement ?

Actuellement, aucun recrutement n’a été effectué pour remplacer les AESH abent.es qu’il.elle soit "malade", en isolement (vulnérable ou COVID), en congé maternité... ou en attente de licenciement !

Résultat, des AESH déplacé.es, un émiettement du temps passé auprès des élèves à accompagné.es et une organisation de classe chamboulée.

Conditions salariales

La majorité des AESH interviennent sur le temps scolaire. Ils.elles travaillent donc de ce fait à temps incomplets non- choisi. Leur salaire est donc très bas. ont des incidences sur les salaires qui sont très bas. Pour 24h de travail par semaine, la rémunération est de 760 euros par mois en moyenne. Sur toute leur carrière, Ils.elles ne peuvent actuellement prétendre qu’à une augmentation due à l’ancienneté de 145 euros brut, somme qui ne peut même pas compenser l’inflation.

Les engagements ministériels pris le 27 février 2020, lors du lancement du Comité Consultatif AESH, n’ont prévu aucune aucune revalorisation de leur salaire au budget 2021. L’augmentation du SMIC au 1er janvier 2021 a eu pour effet d’annuler les augmentations salariales dues à l’ancienneté.

Premiers licenciement dans l’académie

C’est dans ce paysage que les premiers licenciements d’AESH refusant les contraintes des PIAL apparaissent.

Dans l’académie Nancy-Metz, le 26 janvier, a eu lieu une CCP (Commission Consultative Paritaire) en vue du licenciement de 5 AESH pour non signature d’avenant à leur contrat qui précarisait encore plus leurs conditions de vie. Ces avenants concernent le plus souvent, des affectations sur un autre site, l’accompagnement d’un élève supplémentaire, une répartition différente des heures d’accompagnement... et tout cela sans consultation préalable des intéressés.

Cette CCP fut reportée plusieurs fois depuis décembre du seul fait de l’administration ; les représentant·es syndicaux.ales étant prévenu·es la veille pour le lendemain du report. Cet état de fait relève pour le SNUipp-FSU d’un déni manifeste du dialogue social.

Si les reports de cette CCP ne sont pas rares, cette année, ils sont particulièrement dommageables pour les AESH concernées.

Depuis la rentrée, ces dernièr.es étaient en attente forte de connaître le positionnement de leur employeur sur leur situation professionnelle. Sans documents notifiant une rupture de contrat, il ne leur était pas possible de rechercher un autre emploi. Ces délais n’ont fait qu’ajouter à leur angoisse, les ont empêché.es d’avancer, de se projeter dans l’avenir, de faire des projections économiques… et ont renforcé les ressentis négatifs de toute une profession. 4 mois à attendre leur sort / ou à espérer la libération de leur contrat.

Les licenciements, sur lesquels les Organisation Syndicales ont voté unanimement contre, sont dus à un refus de la part des AESH, de la modification d’un élément substantiel de leur contrat lié aux PIAL. Pour les collègues licenciées, aucun reclassement n’a été proposé. Pour celles et ceux qui ont exercé, de manières détournées, des fonctions de secrétariat auprès des enseignant.es référent.es, aucunes des compétences acquises dans ces postes n’ont été reconnues ni ne figureront sur leurs documents de licenciement.

En pièce jointe, vous trouverez le CP de presse de la FSU : Handicap : en finir avec la précarité des AESH !

 

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