www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 54

Vous êtes actuellement : Métier  / Pédagogie  / Lecture 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
19 janvier 2007

“Ecrire : un levier puissant pour une lecture facilitée”

Entretien avec André Ouzoulias, professeur à l’IUFM de Versailles
JPEG - 3.5 ko
André OUZOULIAS

- En quoi les pratiques d’écriture aident- elles à la lecture ?

Les pratiques d’écriture permettent aux jeunes élèves de clarifier ce qu’est la langue écrite. Ils comprennent que l’écriture note le langage. Ils perçoivent mieux ce qu’est la lecture. La situation d’émetteur donne à comprendre la position du récepteur. Du point de vue de la graphophonologie, en écrivant, les enfants sont amenés à repérer des régularités (ex : mer, merci, mercredi) et acquièrent ces principes de manière active et durable. Quand l’enfant écrit, il accorde une attention précise à la langue

- Quelle forme ces pratiques peuvent-elles prendre ?

Les situations d’écriture peuvent aller de la dictée à l’adulte aux ateliers d’écritures. Rapidement, on peut donner aux enfants des outils pour écrire tels un classeur outil. À l’intérieur on trouvera un trombinoscope de la classe avec les prénoms de chaque élève, les jours de la semaine, des fichiers images/mots (dans la forêt, dans ma chambre...) mais aussi des textes écrits connus et segmentés. Exemple : « On est allé au bois / avec Martine et Sylvie / ... » Chaque segment de phrase est connu par l’enfant qui pourra y puiser des mots ou expressions pour ses propres textes.L’enfant disposera alors de trois tactiques pour écrire : les mots connus de mémoire, les mots de référence (du classeur, des textes...) et enfin le recours à l’adulte pédagogue qui peut écrire pour lui. C’est toujours du « sur-mesure ».

- Quels sont les types d’écrit les plus adaptés à ces pratiques ?

Les récits de vie sont intéressants du fait que l’enfant parcourt toutes les étapes de la situation d’écriture : la représentation mentale, la mise en mots à l’oral, la segmentation à l’écrit... Mais on peut aussi partir de textes très familiers. Le maître en raye des parties et chaque enfant doit choisir dans ses outils ses propres mots pour écrire ainsi un « nouveau » texte. L’idée générale reste que l’enfant écrive régulièrement. La quantité de textes écrits est un levier puissant pour une lecture facilitée dès le CP, particulièrement pour les enfants qui, dans leur famille, ne baignent pas dans la culture écrite.


lire aussi

Ouzoulias A.,« Écrire en GS, oui mais comment ? », l’Éducation Enfantine, n°8, Nathan, 2005.

Ouzoulias A., « La production de textes courtspour prévenir les difficultés dans l’apprentissage de la lecture et/ou remédier », in Comprendre et aider les enfants en difficulté scolaire, coll. sous la dir. De Toupiol G. et Pastor L., FNAME-Retz, 2004.

"Cycle 2 " en ligne
- En quoi les pratiques d’écriture aident- elles à la lecture ?

Les pratiques d’écriture permettent aux jeunes élèves de clarifier ce qu’est la langue écrite. Ils comprennent que l’écriture note le langage. Ils perçoivent mieux ce qu’est la lecture. La situation d’émetteur donne à comprendre la position du récepteur. Du point de vue de la graphophonologie, en écrivant, les enfants sont amenés à repérer des régularités (ex : mer, merci, mercredi) et acquièrent ces principes de manière active et durable. Quand l’enfant écrit, il accorde une attention précise à la langue

- Quelle forme ces pratiques peuvent-elles prendre ?

Les situations d’écriture peuvent aller de la dictée à l’adulte aux ateliers d’écritures. Rapidement, on peut donner aux enfants des outils pour écrire tels un classeur outil. À l’intérieur on trouvera un trombinoscope de la classe avec les prénoms de chaque élève, les jours de la semaine, des fichiers images/mots (dans la forêt, dans ma chambre...) mais aussi des textes écrits connus et segmentés. Exemple : « On est allé au bois / avec Martine et Sylvie / ... » Chaque segment de phrase est connu par l’enfant qui pourra y puiser des mots ou expressions pour ses propres textes.L’enfant disposera alors de trois tactiques pour écrire : les mots connus de mémoire, les mots de référence (du classeur, des textes...) et enfin le recours à l’adulte pédagogue qui peut écrire pour lui. C’est toujours du « sur-mesure ».

- Quels sont les types d’écrit les plus adaptés à ces pratiques ?

Les récits de vie sont intéressants du fait que l’enfant parcourt toutes les étapes de la situation d’écriture : la représentation mentale, la mise en mots à l’oral, la segmentation à l’écrit... Mais on peut aussi partir de textes très familiers. Le maître en raye des parties et chaque enfant doit choisir dans ses outils ses propres mots pour écrire ainsi un « nouveau » texte. L’idée générale reste que l’enfant écrive régulièrement. La quantité de textes écrits est un levier puissant pour une lecture facilitée dès le CP, particulièrement pour les enfants qui, dans leur famille, ne baignent pas dans la culture écrite.


lire aussi

Ouzoulias A.,« Écrire en GS, oui mais comment ? », l’Éducation Enfantine, n°8, Nathan, 2005.

Ouzoulias A., « La production de textes courtspour prévenir les difficultés dans l’apprentissage de la lecture et/ou remédier », in Comprendre et aider les enfants en difficulté scolaire, coll. sous la dir. De Toupiol G. et Pastor L., FNAME-Retz, 2004.

"Cycle 2 " en ligne

JPEG - 3.5 ko
André OUZOULIAS

- En quoi les pratiques d’écriture aident- elles à la lecture ?

Les pratiques d’écriture permettent aux jeunes élèves de clarifier ce qu’est la langue écrite. Ils comprennent que l’écriture note le langage. Ils perçoivent mieux ce qu’est la lecture. La situation d’émetteur donne à comprendre la position du récepteur. Du point de vue de la graphophonologie, en écrivant, les enfants sont amenés à repérer des régularités (ex : mer, merci, mercredi) et acquièrent ces principes de manière active et durable. Quand l’enfant écrit, il accorde une attention précise à la langue

- Quelle forme ces pratiques peuvent-elles prendre ?

Les situations d’écriture peuvent aller de la dictée à l’adulte aux ateliers d’écritures. Rapidement, on peut donner aux enfants des outils pour écrire tels un classeur outil. À l’intérieur on trouvera un trombinoscope de la classe avec les prénoms de chaque élève, les jours de la semaine, des fichiers images/mots (dans la forêt, dans ma chambre...) mais aussi des textes écrits connus et segmentés. Exemple : « On est allé au bois / avec Martine et Sylvie / ... » Chaque segment de phrase est connu par l’enfant qui pourra y puiser des mots ou expressions pour ses propres textes.L’enfant disposera alors de trois tactiques pour écrire : les mots connus de mémoire, les mots de référence (du classeur, des textes...) et enfin le recours à l’adulte pédagogue qui peut écrire pour lui. C’est toujours du « sur-mesure ».

- Quels sont les types d’écrit les plus adaptés à ces pratiques ?

Les récits de vie sont intéressants du fait que l’enfant parcourt toutes les étapes de la situation d’écriture : la représentation mentale, la mise en mots à l’oral, la segmentation à l’écrit... Mais on peut aussi partir de textes très familiers. Le maître en raye des parties et chaque enfant doit choisir dans ses outils ses propres mots pour écrire ainsi un « nouveau » texte. L’idée générale reste que l’enfant écrive régulièrement. La quantité de textes écrits est un levier puissant pour une lecture facilitée dès le CP, particulièrement pour les enfants qui, dans leur famille, ne baignent pas dans la culture écrite.


lire aussi

Ouzoulias A.,« Écrire en GS, oui mais comment ? », l’Éducation Enfantine, n°8, Nathan, 2005.

Ouzoulias A., « La production de textes courtspour prévenir les difficultés dans l’apprentissage de la lecture et/ou remédier », in Comprendre et aider les enfants en difficulté scolaire, coll. sous la dir. De Toupiol G. et Pastor L., FNAME-Retz, 2004.

"Cycle 2 " en ligne

 

11 visiteurs en ce moment

*Top 51 rue de Metz
54000 NANCY
Tel : 03.83.95.12.02
Mail : snu54@snuipp.fr
Facebook : Snuipp.meurtheetmoselle
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 54, tous droits réservés.