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15 mars 2019

Alerte sur la gestion de nos carrières !

Le pilotage vertical arbitraire s’impose comme partie d’un projet global pour la Fonction Publique. Mouvement, promotions... à lire avant d’agir !

Méritocratie, opacité et déshumanisation : bienvenue dans la carrière « Blanquer »

On chercherait à faire fuir les enseignants, on ne s’y prendrait pas mieux. Pas si bête, quand le projet pour la fonction publique est de multiplier le recours aux contractuels, de supprimer des emplois et « d’assouplir » le statut de fonctionnaire.

A marche forcée, le projet se met en place et tout converge : les différents articles de la « Loi pour une école de la confiance », la réforme de la fonction publique, la destruction des instances paritaires (CAPD, CHSCT), les évaluations nationales, les projets pour la direction d’école et les modifications de points importants pour l’avancement de nos carrières. Voici un focus sur deux exemples qui annoncent les changements à attendre dans notre carrière et qui sont révélateurs de la politique néo-managériale et descendante actuelle.

Le mouvement intra départemental, tout d’abord, va connaître des modifications qui risquent de placer des collègues dans des situations douloureuses. Le ministère souhaite augmenter le nombre de titularisations, sans se soucier des particularités de chaque département, et ainsi, essayer de laisser le moins de postes vacants dès le premier mouvement. Or, actuellement, dans le département, à l’issue de la phase 1 du mouvement, tous les postes sont attribués. En cherchant une uniformisation nationale sur les questions traitant de la carrière, le ministère met à mal des équilibres départementaux obtenus au fil des ans par les discussions entre l’administration et les organisations syndicales. La connaissance du terrain est ainsi niée au profit d’un centralisme ministériel. Par exemple, les points géographiques accordés pour les personnes qui acceptent de passer quelques années dans les circonscriptions peu attractives, se trouvent dévalorisés par la mise en place des points rapprochement de conjoint qui ont un effet immédiat. L’obligation nouvelle de saisir un vœu géographique est déjà très contestable. Mais, les collègues obligés de participer au mouvement devront en plus saisir un vœu large correspondant à de très grandes zones géographiques assorties de vœux sur type de poste très imprécis également. Les conséquences pourraient être dramatiques pour certains, sans améliorer le taux de satisfaction au mouvement, avec même la possibilité d’être nommé (à titre provisoire) sur un poste d’une zone non demandée (même une direction). La définition de ces zones larges reste encore en débat dans le département et le SNUipp-FSU 54 essaie d’obtenir une forte diminution de leur périmètre. Il en est de même pour les types de poste, non distincts maternelle et élémentaire par exemple. Un nouveau logiciel mouvement est donc imposé par le ministère dans l’impréparation totale, sans formation des administratifs (dont le nombre est en baisse par ailleurs), laissant craindre des bugs alors que le mouvement est imminent.

La relative souplesse départementale que nous pouvions avoir les années précédentes dans les instances semble déranger M. Blanquer qui s’y attaque vivement. Pour les avancements accélérés aux 7ème et 9ème échelons, le barème est désormais imposé nationalement : seul l’avis de l’IA compte, l’ancienneté dans la profession n’est pas prise en compte. La méritocratie est donc privilégiée. Départementalement, nous n’avons la main que sur les discriminants pour départager des collègues aux avis identiques. S’il est vrai que d’ici quelques années, presque tous les collègues arrivant aux 6ème, 8ème et 9ème échelons auront la même AGS, grâce à l’avancement automatique à la même vitesse, pour l’instant, les écarts d’AGS sont très importants ! Peut-on alors accepter que seul l’avis du RDV carrière compte ? Peut-on accepter de baser son avancement sur un regard à un instant T, qui pour l’essentiel reste subjectif ? C’est pourtant là encore la démarche qui nous est imposée, sans latitude, sans adaptation aux réalités. Une discussion des éléments du barème pour cette période transitoire aurait dû être permise. Si PPCR apporte plus d’équité par rapport à l’ancien système, il reste des pièges à lever et des situations à prendre en compte, notamment pour le passage à la Hors Classe ou à la Classe Exceptionnelle.

Mouvement, promotions, mutations…Lors des instances paritaires, les représentants SNUipp-FSU des personnels n’ont de cesse de batailler pour obtenir le système le plus transparent et équitable possible, de vérifier les documents, les barèmes, etc. Voilà de bien vilaines idées ! Le gouvernement a donc prévu de supprimer toutes les compétences de ces instances, les CAPD, en janvier 2020 : plus aucun droit de regard sur ces actes de gestion des personnels. L’administration pourra nommer ou promouvoir de manière unilatérale, sans aucune vérification possible, sans contestation possible autre que le recours individuel.

Isolement, soumission et silence dans les rangs. Bienvenue dans la carrière « Blanquer ».

Avec le SNUipp-FSU, agissons ensemble pour nous opposer à ces règles qui ne prennent pas en compte l’aspect humain, les droits des personnels et le paritarisme.

En grève et manif le 19 mars ! Autres actions à venir.

 

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